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year: 2020
isbn: 9782877544009
pages: X-144 p.
prix: 30 euro
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Les obituaires des églises du Puy
Résumé:

Malgré la place tenue par la cité du Puy dans la vie et la pratique religieuse — elle est le point de départ d'une des routes de Compostelle, la Via Podiensis —, ses églises ne sont pas des plus riches en documents nécrologiques. Il ne reste d'un obituaire présumé de la cathédrale que quinze fragments infimes, des défets de reliure, découverts en 1923 et publiés par Pierre-François Fournier en 1924… L'obituaire de Saint-Pierre-la-Tour, mentionné en 1720 par dom Jacques Boyer dans la Gallia christiana, est perdu depuis la fin du XVIIIe siècle. L'obituaire de la collégiale Saint-Georges, un manuscrit du XIIIe siècle de 28 fol., conservé encore en 1903 aux archives de la Haute-Loire à disparu depuis… Les obituaires des Cordeliers ne sont plus connus qu'à travers les extraits pris en 1677 par dom Claude Estiennot. Reste heureusement l'obituaire de la collégiale Saint-Vosy, conservé lui aussi à l'état d'épaves, de défets de reliure, comme pour la cathédrale, mais beaucoup plus conséquents car il s'agit cette fois de pages entières, qui ont certes parfois souffert, mais qui sont d'un grand intérêt pour l'histoire de cette église et font vivement regretter la mutilation du manuscrit… Des feuillets de cet obituaire avaient en effet servi à renforcer la reliure de quatre volumes du grand séminaire de Romans, retrouvés en 1880 par l'abbé Jules Chevalier, donnés par la suite aux archives départementales de la Haute-Loire, un autre feuillet étant conservé à la Bibliothèque nationale de France. Deux autres feuillets passés en vente à Paris en 2012 ont pu être acquis par ces mêmes archives de la Haute-Loire. La publication de ces textes, si lacunaires soient-ils, permet d'éclairer la pratique des traditions mémorielles de ce petit diocèse de la province de Bourges.
Les frères prêcheurs s'étaient eux aussi installés très tôt au Puy, en 1221. Leur obituaire, s'ils en ont eu un, est perdu, mais les archives montrent que leur église Saint-Laurent — qui existe toujours — était prisée de la noblesse locale comme lieu de sépulture, en particulier des vicomtes de Polignac, dont les ruines grandioses du château font face à la ville. Peu après 1528, les murs sud et nord du chœur de leur église furent recouverts d'un obituaire mural des Polignac, au sud les vicomtes, au nord les vicomtesses, une pratique rarissime dont on ne connaît pas d'autre exemple en France. À peine signalé confusément dans les descriptions de l'église, cet obituaire mural était resté inédit.